Gérontopsychiatrie et transgénérationnel
Une membre de notre communauté, psychologue clinicienne à Marseille, formée par Anne Ancelin Schutzenberger à l’utilisation du génosociogramme qu’elle utilise dans sa pratique de psychothérapeute, recherche de la documentation sur l'intérêt de travailler le transgénérationnel avec des personnes âgées hospitalisées et souhaiterais aussi que nous l’aidions à répondre à ces deux questions :
1. Comment utiliser le génosociogramme ou avoir une écoute transgénérationnelle dans le cadre de prises en charges courtes de personnes âgées en secteur psychiatrique (gérontopsychiatrie) ?
2. Quelles sont les éventuelles contre-indications du travail avec le Génosociogramme dans ce contexte particulier ?
Vos échanges et vos apports contribueront à rédiger un article collectif.

Vos réactions
Commentaire anonyme | 13/02/2012
L’utilisation du génosociogramme dans le contexte gérontopsychiatrique me semble être une démarche intéressante car elle permet au patient d’ébaucher un récit de vie dans lequel se retrouvent les évènements-clés d’une vie, référencés le plus précisément possible, mais aussi les correspondances datées entre sa propre histoire et celle de ses aïeuls.
Cet outil a le grand avantage de permettre à un individu de faire le point sur ce à travers quoi il est passé tout au long de son existence, de mettre en évidence les étapes charnières qui ont compté dans sa vie. Nous n'imaginons pas toutes les étapes qui ont forgé ce que nous sommes avant de les avoir listées chronologiquement. Cette synthèse qui facilite beaucoup les prises de conscience de ce que nous sommes et des liens visibles et invisibles qui nous lient à nos ancêtres et à nos descendants mais aussi avec les différents contextes (Sociologique, religieux, philosophique, économique, historique, etc.) qui ont entourés notre vie.
L’accompagnement de la fin de vie et le désir de transmettre à la descendance
Par le récit de vie, récit de soi, récit de son histoire de vie, (auto) biographie et témoignage, la relation d'aide en milieu hospitalier peut générer du sens à travers un procédé de mise en mot.
Pour la famille, le processus du deuil doit commencer au même moment que celui du malade. Cette attitude, loin d’être mortifère, constitue une mesure préventive pour la santé mentale des futurs endeuillés. Le processus du deuil correspond à des étapes successives dans le temps, superposables aux stades d’évolution par lesquels est passé le mourant.
Parallèlement et complémentairement l’utilisation du génosociogramme devra accompagner les familles dans leur questionnement au sujet du mourant et faire le lien entre les questions et réponses des uns et des autres. Cette démarche évite les anachronismes, les incompréhensions, ou les trop grands décalages.
Commentaire anonyme | 13/02/2012
L’accompagnement de la fin de vie et le désir de transmettre à la descendance
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